B I O G R A P H I E        L E S   L E V I N E 

 

 

© Danielle C. March

 

Ce texte a été rédigé pour le site internet intitulé Encyclopédie des Nouveaux Médias, dirigé par Etienne Sandrin, à l'occasion de l'exposition Vidéo Vintage (1963 - 1983), 8 février - 7 mai, 2012, Centre George Pompidou, Paris, non publié.

 

 


Les Levine, artiste conceptuel, est né le 6 octobre 1935 à Dublin. Il vit et travaille depuis 1964 à New York.

 

En 1981, Les Levine devient citoyen américain.

 

À la fin des années 1960, Les Levine crée le terme media art.1 En 1969, sous forme d'un manifeste, Les Levine publie le concept de la media sculpture (media sculpture).2 L'installation, la sculpture vidéo, la photographie, l'image-texte, la peinture, le tableau-panneau, ainsi que les environnements et la campagne publicitaire, représentent les moyens d'expression privilégiés de Les Levine.

 

Pionnier, l'artiste produit depuis 1965 plus de 200 vidéos et en plus de ces vidéos, des sculptures et installations vidéo. L’art de Les Levine se fonde sur l’oeil photographique à travers la caméra et ceci depuis l’age de huit ans où il photographie uniquement des yeux. Depuis 1982, Les Levine réalise 31 campagnes sur panneaux publicitaires en Europe et aux Etats-Unis qu'il nomme mass media billboard campaign.

 

À partir de 1961, Les Levine utilise le plastique3 comme matériau à des fins de production industrielle de masse, d'installation et de sculpture comme par exemple Star Machine de 1965 qui interpelle Andy Warhol. Le spectateur passe dans un couloir transparent et vit pour ainsi dire quelques instants de gloire. Cependant, la déclaration des 15 minutes of fame d’Andy Warhol en 1968 et Star Machine de 1965 de Les Levine se réfèrent aux dires du sociologue Marshall McLuhan qui analyse ainsi le monde télévisuel. La phrase devenue slogan The Medium Is The Message de Marshall McLuhan a été transformée par Les Levine en The Message Is The Message.
Dans son essence, la proclamation de Les Levine rejoint celle de Joseph Kosuth qui disait art as idea as idea. Le message de Les Levine ou l’idée conceptuelle à véhiculer au public se trouve au centre du travail de l'artiste. Le langage en tant que concept sculptural relie l'artiste particulièrement à Lawrence Weiner. En 1974, Les Levine formule sa théorie du langage fondée sur la formulation du message réalisée par le structuraliste Noam Chomsky ; Les Levine énonce son équation linguistique ainsi : Message = Language : Emotion + Syntax (message égale langage divisé par émotion plus syntaxe).

 

 

Dans cette même année 1974, Les Levine développe la notion de Public Mind traduit habituellement par opinion publique ou conscience publique.
Pour Les Levine, 
public mind signifie esprit du public qui évolue et change par les mass media. Pour cette raison, l'artiste s'intéresse plus à la globalité publique qu'à la particularité individuelle et se décrit lui-même public artist. Son travail oscille en permanence entre l'aspect politique, économique et social, mais aussi anthropologique.

Les Levine est auteur de textes sur les mediasur l'art et sa perception. L’essai intitulé Media : The Bio-Tech Rehearsal for Leaving the Body (la répétition bio-tech pour quitter le corps, 1974) développe l’idée que „les media représentent l’extension du corps et que ce dernier ne peut pas stocker toutes les informations nécessaires à sa survie. Or, les media sont une façon de maintenir l’information hors du corps“.4

Un autre aspect significatif du travail de Les Levine se fonde sur une culture littéraire irlandaise et américaine : James Joyce, William Butler Yeates, Mary Flannery O'Connor ou Eugene O'Neill.
À l’âge de huit ans, Les Levine vit sa première expérience d’art (
art experience) à l’atelier du peintre irlandais Jack B. Yeats à Dublin. Le jeune Les Levine accompagné de son oncle Victor Waddington (1907-1981), marchand d’art actif à Dublin et ensuite à Londres, voit trois chevaux sortir de la mer. Cette peinture reflétait pour lui l'idée qu’un artiste peut inventer son propre monde.

 

En 1948, Les Levine a treize ans et s'installe à Londres, accompagné de son oncle Victor Waddington et de ses cousins Leslie Waddington (1934-2015) et Theo Waddington (1943).5 De 1953 à 1955, Les Levine étudie à la Central School of Arts and Crafts à Londres où il suit aussi une formation de design industrielperceptible dans le Disposable Art de 1962.6

 

En 1958, Les Levine émigre à Toronto où il continue ses études de photographie et de peinture à la New School of Art.
Il soutient, avec une note d'humour, que dans „la vie tout ce qui est de l’art est juste et moral et tout ce qui n’est pas de l’art est faux et par conséquent immoral„. Les Levine définit la notion de moral par les mots suivants : „tout ce qui dans la vie 
est de l’art ou concerne l’art“.7

 

 

 

C H R O N O L O G I E

 

Dès 1961, Les Levine utilise le plastique pour la sculpture, l’installation et l’environnement : The Silver Environment (1961) et Plug Assistant I et II (1964).

 

De 1962 à 1967, Les Levine réalise The Disposables, des moules en plastique thermo formés contenant un produit de consommation ordinaire. Ces objets, commercialisés de trois à six Dollars, représentent une production de masse illimitée.

Pour Les Levine l'œuvre d'art est liée à l'expérience que le spectateur se fait au moment de sa perception. Il présume que l'œuvre d’art est vivante et peut mourir comme tout ce qui est vivant.9 En comparant les Disposables au Ready-Made de Marcel Duchamp, Les Levine note : „La question concerne plutôt l'art en tant qu'action sociale ou anthropologique et ne pas son développement esthétique“.10

 

Depuis 1965 (Bum)11, Les Levine réalise plus de deux cents vidéos et utilise ce médium soit pour la performance (Les Levine's Greatest Hit's, 1974)12 soit pour la documentation (The Troubles : An Artist's Document of Ulster, 1972).13 'La vidéo permet d'introduire fortement la psychologie dans l'expérience d'art ainsi qu'une nouvelle manière de développer le langage. La plus grande force du médium vidéo est sa capacité à contenir et à montrer l'information'.14 En étant non-physique, la vidéo et la télévision atteignent l'esprit plus directement que n'importe quel médium physique. Les Levine annote dans une interview avec Christine van Assche : „En regardant la télévision, on perd son corps“.15 La télévision en tant que sujet de réflexion et les barres de mires bleu, rouge, violet, vert et jaune, représentent pour Les Levine une référence constante à son travail.16

 

Dès 1966, l'utilisation du principe closed circuit (circuit fermé) est visible dans l'installation vidéo Slipcover.
Slipcover (1966)17 est la première installation vidéo en circuit fermé avec un léger différé.18 Elle représente une sorte de précurseur à la sculpture vidéo Iris (1968) ainsi qu'à l'installation de Dan Graham Present Continuous Past(s) de 1974. Dans Slipcover, le public entre dans un espace et voit sur la projection vidéo cinq secondes plus tard son propre image entre dans ce même espace.19

 

En 1967, Les Levine présente l'installation Star Garden comparable à la sculpture environnementale Star Machine à New York.


Electric Shock (1968) représente aussi une installation en circuit fermé : le public effleure des files électriques qui traversent la salle et reçoit par ce fait une légère décharge électrique illuminant deux écrans de télévision. Pour Les Levine, c’est le public qui représente l’œuvre d’art.20

 

Levine's Restaurant (1968-1970, 19th Street et Park Avenue South, New York) est un restaurant conceptuel tenu par Mickey Ruskin. La cuisine est irlandaise, juive et canadienne et se réfère à la biographie de l'artiste. Le portrait de Les Levine ainsi qu'une photographie de The Process of Elimination (1968) sont reproduits sur la carte du menu. Les moniteurs en circuit fermé montrent la présence des employés entre eux-mêmes. L’information de presse fait partie du concept événementiel et interactif du restaurant.21

 

Iris (1968), la première sculpture vidéo en circuit fermé avec six moniteurs et trois caméras de télévision, filme le spectateur de face et renvoie arbitrairement son image sur un autre écran qui change de couleur : vert, orange, rouge, bleu ou violet.


The Clean Machine (1968), l’installation sous forme de couloir, conduit le public de l’entrée de la galerie à la sortie. L’idée est d’être renvoyé à soi-même et de vivre l'expérience de l'introspection.22

 

En 1969, Les Levine conçoit la media sculpture et déclare dans un manifeste :

„Les media sont mes matériaux. Je m’intéresse à l’utilisation des media afin
de provoquer un changement et la compréhension de notre environnement.
Je veux percevoir les 
media comme une ressource naturelle et sculpter les media comme d'autres voudront sculpter de la matière. [...]. Alors je ressens que les media de communication, en particulier les media électroniques, possèdent vraiment une forme bien qu’elle soit non-physique“.23

 

Culture Hero (1969-1971) est un journal hebdomadaire sur l’art (news paper) comparable à d'autres publications d'artistes comme par exemple Interview d'Andy Warhol (1969) et File Magazine du groupe canadien General Idea (1972). L’édition Culture Hero : A Fanzine of the Arts par exemple présente 22 personnes écrivant sur la vie de Jill Johnston (critique d’art et auteur féministe).

 

Contact (1969), une sculpture cybernétique composée de 18 moniteurs et 8 caméras fonctionne suivant le même principe que la sculpture Iris (1968).24
Les Levine réalise l’action Cornflakes (1969) avec un hélicoptère qui verse le contenu de 250 boîtes de cornflakes sur le gazon de Winston Churchill Square au Canada. En 1999, Les Levine répète l'action Cornflakes sur une surface de 3000 mà la Great Western Park à Ontario.25 L'idée de cet environnement est de rendre à la terre ce qu'on lui a pris. L’installation Systems Burn-Off X Residual Software26 (1969) consiste en 31000 photocopies étalées à même le sol et reliées avec 18 litres27 de gélatine de framboise. Les 31 photographies de l’exposition Earth Art,28 qui représente la base des 31000 photocopies, sont fixées avec du chewing-gum à même le mur.

 

En 1970, Les Levine fonde le Museum of Mott Art, Inc. (ouvert de 9 h à 17 h, du lundi au vendredi)un musée conceptuel avec un catalogue After Art (Art is dead) proposant 62 services humoristiques (Reader Service for Conceptual Artists How To Stop Being An Artist Be Happy For Collectors). Il conçoit deux alter ego, Kenmare Mott et Elisabeth Grand.29

Les Mott Art Hearings (1970-1974) sont des entretiens filmés sur l'art actuel avec des intervenants du monde de l’art. Ces interventions sont comparables aux procédures judiciaires. En 1971, les Mott Art Hearings sont diffusées à la télévision américaine à Washington, D.C.

 

En 1970, Les Levine suggère à Jack Burnham le titre de l’exposition pionnière Software.30 Les Levine crée la notion de software art (l’information ou l'idée) en opposition à la hardware, le support matériel de l’art. Il expose A.I.R. (Artist-In-Residence, 1970)31Wire Tap (1970)32 et des photographies de l’installation Systems Burn-Off X Residual Software.

 

En 1972 employé comme photo journaliste, Les Levine conçoit The Troubles : An Artist's Document of Ulster (80 photographies, vidéo, installation) documentant les Troubles en Irlande entre les Protestants et les Catholiques. Les Levine photographie les intérieurs de maisons, les églises, les enterrements et les explosions. Cette documentation montre avant tout une approche humaine et ensuite politique.33
Les Levine enseigne l’art vidéo et la théorie de la communication à la New York University (1972) et au William Peterson College, New Jersey (1974).

 

The Last Book of Life (1973), l’installation présentée à la Documenta 6 (1977)34 analyse les photographies de la Maison Blanche apparues dans le magazine Life sur la visite du président américain Richard Nixon en Chine en 1972.

 

La terme Public Mind (1974) définit le concept de la post-modernité et les effets des mass media sur l’homme.
Les Levine publie 
Camera Art/Information Art, une définition de l'acte photographique.35

 

En 1975, Les Levine réalise la vidéo One-gun et écrit le texte One-gun Video Art (1978), une « métaphore pour l'artiste vidéo qui doit combattre avec une simple caméra portable toutes les artilleries des émissions télévisées ».36

 

En 1976, Les Levine introduit la Advertising Campaign dans son œuvre : le Soho Poster Project accompagné du texte What Can the Federal Government Do For You ? représente Les Levine les yeux bridés et habillé avec les attributs d'un politicien - chemise, cravate et lunettes. Le motif des yeux est récurrent dans les photographies, les vidéos et les billboards.

 

Diamond Mind (1977), est une installation vidéo autour de la personnalité de l'artiste. Les Levine parle de ses expériences vécues. Simultanément aux paroles de l’artiste, un texte37 sous forme de déroulant défile sur la vidéo. La performance suggère que le public est

programmé par les images médiatiques qu’il transforme ensuite pour en faire ses propres images.38

 

En 1978, Les Levine conçoit The Cat Is On Her Shoulder. Ce tableau-panneau se réfère directement à la phrase cité par le structuraliste Noam Chomsky : 'The cat is on the table'.

 

En 1979, Les Levine commence une série de photo-textes sur panneaux en bois intitulée A Boy Making Sculpture et At The Picnic He Started A Dream. D'après lui, Taking A Position est une réflexion sur la peinture de Jackson Pollock.

 

En 1980, Les Levine expose AdsDesigns For Billboards. Ces photos-textes témoignent de la relation qu'entretient l'artiste avec les mass media.

 

En 1981We Are Not Afraid représente la première campagne publicitaire sur toutes les lignes de métro à New York sur 6000 emplacements.

 

Depuis 1982, Les Levine conçoit aux Etats-Unis et en Europe 31 Major Billboard Campaigns, des sérigraphies sur panneaux publicitaires. La forme du message est simple et directe (impératif, image, texte, couleur).39
Take, Race, Aim, Steal, Forget de 1982, Minneapolis, MN, représente la première campagne médiatique de masse suivie de Media Mass (1985, Time Square) à New York montrant cinq mots sur panneaux lumineux publicitaires.

Blame God (1985 Londres, 1986 à Dublin) se réfère à The Troubles : An Artist's Document of Ulster et consiste en sept motifs de billboards avec les titres Kill God, Starve God, Execute God, Hate God, Attack God, Block God et Blame God. Cette campagne médiatique de masse engendre un procès à Dublin que Les Levine emporte envers l'Eglise.

 

En 1987 Forgive Yourself (Documenta 8) se rapporte à une série de dix billboards dont Anne Frank vue à travers un travelling de la caméra.

 

En 1988 Consume Or PerishPray For More et Feed Greed, est une campagne de billboards (1988 Dijon, 1989 Stuttgart, Brigitte March Galerie) dont les motifs sont également représentés sous forme d'affiches dans les wagons de métro à New York (1989) ainsi que dans l’exposition itinérante Concept Art dont le catalogue est réalisé par la galerie Brigitte March.40

 

En 1990 les billboards Imitate Touch, Green House, Not Guilty représentent une media sculpture à Syracuse, NY, à l’occasion de la rétrospective Public Mind : Les Levine ́s Media Sculpture and Mass Ad Campaigns 1969-1990.41
En 1990 Analyze Lovers : The Story of Vincent, l’installation multimédia avec 20 interviews et treize motifs de billboards (musique : Michael Galasso)ne traite pas de l’art de Vincent van Gogh, mais de son mythe aux yeux des mass media. L’image fondée sur La Cueillette des Pommes de Terre se superpose aux textes provenant des lettres de Vincent van Gogh.42

 

En 1992 Force Sight, titre de Les Levine, une exposition de 34 artistes dans un château de la Renaissance allemande (Schloss Presteneck, Neuenstadt am Kocher), organisé par la galerie Brigitte March, représente une campagne médiatique de masse sous forme de drapeau billboard. Les drapeaux Force Sight installés à même les murs du château invitent le public à l'exposition. Force Sight fonde la base de la campagne publicitaire de l'exposition (dépliant, affiche d'exposition, carte téléphonique, autocollant).43

 

En 1993 Bright Lightune exposition de 32 artistes est organisée une seconde fois dans le Château Presteneck par la galerie Brigitte March (titre Les Levine, Château Presteneck, Neuenstadt am Kocher) et suit l'exposition Force Sight sous le thème de la lumière. Les Levine présente les billboards Lose Your Life (1993, Vienne) mais sous forme d'installation intra muros (musique Patsy Cline).

 

En 1997 Art Can See (Kunstmuseum Stuttgart autrefois Galerie der Stade Stuttgart) en collaboration avec la galerie Brigitte March, une campagne médiatique de masse composée de quatre motifs accompagne l’exposition intra muros centrée sur la notion de la perception. Elle combine les billboards avec du son en énonçant leurs textes.44

 

En 2003 The Self Express (Brigitte March Galerie), la vidéo projection met en scène l’autoportrait de Les Levine, sa pensée, ses concepts d'art, ses œuvres. Le spectateur suit Les Levine dans un train qui part pour nulle part. Des notions et des conceptions du monde des media se trouvent soutenues par la voix de 15 interviewers. L’art en tant qu’expression du soi évoque 'la géographie de l’esprit' et rappelle Ulysse de James Joyce où le lecteur est transporté à travers une géographie de Dublin par Stephen Dedalus, protagoniste du célèbre livre.45

 


 



1 Correspondance Les Levine avec Danielle C. March, 2012.
« When I was using it [term ‘media art’] in the late 60s, many people were saying that the word
‘media’ should never be connected to ‘art’ because they are the complete opposite ». 

 

2 La définition de la notion de media sculpture : cf. « 1969 » de la chronologie citée ci-dessous.
Les Levine (commissaire/éd.), Printed Project, The Self Express, Dublin, Sculptors' Society of
Ireland, 2004, p. 79.


3  New York Magazine, NY, NY, « Plastic Man Meets Plastic Man » de D. Bourdon, 10 févr.
1969.
« Levine was furious. ‘If Warhol just wanted to know where to buy cheap plastic’, he fumed,
‘why didn’t he look in the Yellow Pages ?’ ».

 

4  Vidéo et Après, cf. Vidéo Vintage (1963-1983), Paris, Mnam, expo. 8 fév.-7 mai 2012, trad. libre.
« The premise of this essay was that media is an extension of the body, that at a certain point
the body recognized that it could not contain all the information that would be necessary to survive.
And so media was a way of maintaining that information ouside of the body ».


5 Les Levine (commissaire/éd.), Printed Projects, The Self Express, op.cit.


6 Traduit par 'Art Jetable'. A. Hoy et al., Les Levine's Video : A Selection From Two Decades,
NY, NY, International Center of Photographie, expo.13 janv.-12 mars 1989, non paginé.


7 Interview de Les Levine par Catherine Levine in Les Levine, Diamond Mind, texte de l'artiste,
Anvers, Centre Culturel International, expo. 11 nov.-17 déc. 1978. p. 13.


8 Les oeuvres (1962-1980) de Les Levine : www.ccca.ca/artists/Les Levine.
A. Hoy et al., Les Levine's Video : A Selection From Two Decades, op. cit.


9 Interview de L. Levine par S. Dinkla, cf. S. Dinkla , Jenny Holzer : Xenon For Duisburg, Les
Levine : Celebrate Your Self, Duisburg, Kulturfestival Nordrhein-Westfalen : “Endstation Amerika ?”,
expo. 24 avril-16 mai 2004, p. 87.


10 A. Fischer et D. Daniels, Übrigens sterben immer die anderen, Marcel Duchamp und die
Avantgarde seit 1950, Cologne, Museum Ludwig Köln, expo.15 janv.-6 mars 1988, pp.294-295.


11 Traduit par 'Clochard'.


12 Traduit par 'Les Plus Grands Hit-Parades de Les Levine'.


13 Traduit par 'Les Troubles : Document d'un Artiste sur Ulster'.


14 Les Levine, conférence au Centre Georges Pompidou, Paris, 8 fév. 2012.
“... [Video] permitted the introduction of psychologie in a very strong way into the art
experience. It also permitted the development of new ways to use language...Video’s strongest power
was it’s ability to contain and display information”.


15 Les Levine interviewé par Christine Van Assche, 7 fév. 2012, Paris,Vidéo Vintage
(1963-1983), Paris, Mnam, expo. 8 fév.-7 mai 2012.
“When you’re watching TV, you lose your body”.


16 Par exemple les sculptures vidéo Iris (1968) et Contact (1969) ou l'installation The House of
Gloves (1977).


17 Traduit par Housse.


18 Les Levine (commissaire/éd.), Printed Project, The Self Express, op.cit.


19 A. Hoy et al., Les Levine's Video : A Selection From Two Decades, op. cit., trad. libre.
La description des oeuvres se fonde essentiellement sur la description de l’artiste in A. Hoy et
al., Les Levine's Video : A Selection From Two Decades, op. cit.


20 Jack Burnham, « Les Levine-Business as Usual », Artforum, New York, n° 8, avril 70, pp.
40-43, 1970.


21 Les Levine (commissaire/éd.), Printed Project, The Self Express, op.cit., p. 44, 74.


22 Ibid, p. 68.

 

23 23-24, trad. libre.
« However, in my case the media are my materials. I am interested in using media to effect
change and understanding of our environment ; I want to consider media as a natural resource and to
mold media the way others would mold matter. [...]. So I feel that communications media, particulary
electronic media, has indeed a shape and a form (though non physical) ».


24 http://www.eai.org/kinetic/ch1/creative/articles.html ; John Margolies, « TV : The Next
Medium », Art in America, New York, NY, sep.-oct. 69, pp. 86-93.


25 B. Fischer, Künstler, Kritisches Lexikon der Gegenwartskunst, Munich, éd. Weltkunst u.
Bruckmann, n° 48, 1999, p. 16.


26 Correspondance Les Levine avec Danielle C. March, 2012.
Systems Burn-Off X [multiplied] Residual Software « I was thinking in terms of the way images
get multiplied by media and the jello in someway seems to hold it together as a body of information,
the way information is held together, let’s say, on a printed circuit » .


27 Correspondant précisément à 5 gallons.


28 « Earth Art », A. Dickson White Museum of Art, Cornwell University, Ithaca, NY,1969.


29 Les Levine (commissaire/éd.), Printed Project, The Self Express, op. cit.


30 Jack Burnham, commissaire de l’exposition, Software, Information Technology : It’s New
Meaning for Art, Jewish Museum, NYC, 1970.
Edward A. Shanken, « Art In The Information Age : Technology and Conceptual Art »,
Leonardo, vol. 35, n°4, août 2002, pp. 433-438.


31 L’installation vidéo consiste en 18 moniteurs de TV alignés sur le mur octogonal en
parpaings. Ils diffusent en directe les images de l’atelier au musée. Le spectateur voit l’artiste en
temps réel travailler et vivre.


32 7 hauts parleurs diffusent une année de conversations téléphoniques privées et
professionnelles de Levine.


33 Ch. Kennedy, Les Levine, Mindful Media : Works From The 1970s, Dublin, Irish Museum
Modern Art, expo. 23 mars-12 juin 2011, non paginé, trad. libre, coll. Irish Museum Modern Art, Dublin.
« It [The Troubles : An Artist's Document of Ulster] deals with every aspect of the situation. It
goes into Catholic homes, Protestant homes, churches, funerals, explosions … . My approach was to
take it from the human point of vue, not the political. So in all cases I tried to show the people involved
and to evoke some state of mind that they were representing in the photo. I avoided taking sides of
showing bias. I think the photos tell their own extraordinary story … ».


34 Expose Landscape II, 1975, vidéo couleur, 30 min.


35 Les Levine, Diamond Mind, Texte de l'artiste, op. cit., pp. 40-42.


36 Ibid.


37 Les Levine : « ‘And he asked me why I was leaving. And I said, ‘I’m not leaving, I’m going on,
continuing. Because if I stay, I’ll stop going on.’ And he said, ‘I hope you know what you’re doing.’ And I
said, ‘I don’t have any choice in the matter.’ And he said, ‘Well, I wish you the best of luck’ ».


38 A. Hoy, L. Levine, Les Levine's Video : A Selection From Two Decades, op. cit.
Les Levine écrit : « The performance implies that people are programmed by the images they
choose to make for themselves »

 

39 Analyse esthétique des
éléments occidentaux et zen dans le billboard, Lille, ANRT, diss. Paris I, Panthéon-Sorbonne sous la
dir. de Gilbert Lascaux, 2004.
Cf. Liste des oeuvres : Advertising and Billboard Campaigns, pp. 153-154 complétant Mind
Weed, 2000, 1ooo affiches (22’’ x 33’’), Bydgoszez, Pologne, The International Artists’ Museum,
« Construction in Process VII-This Earth Is A Flower », 18 juin-2juillet 2000 ;
Celebrate Your Self, 2004, billboard (141 x 100 in) incluant Live Your Dreams, Free Your Mind,
Acquire Desire Equality, Demand More Freedom cf. S. Dinkla , Jenny Holzer : Xenon For Duisburg,
Les Levine : Celebrate Your Self,« Duisburgr Akzente », op. cit.


40 E. Weiss, J. Foncé, Concept Art, Stalke Galleri Copenhague, expos. 6 déc.-24 janv. 1989,
Brigitte March Galerie Stuttgart (commissaire), 17 févr.-8 avril 1989, Espace des Arts Chalon-sur-
Saône, 9 juin-30juillet 1989, p. 7.


41 D. Nahas et al., Public Mind : Les Levine´s Media Sculpture and Mass Ad Campaigns
1969-1990, Syracuse, NY, Everson Museum of Art, rétrospective 14 sep.-11 nov.1990.


42 Les Levine, Analyze Lovers, The Story of Vincent van Gogh, Utrecht, Fondation van Gogh
'90, Centraal Museum Utrecht, expo. 1990, non paginé.

 

43 Yves-Michel Bernard, Force Sight, Château Presteneck, Neuenstadt am Kocher, Brigitte
March Galerie Stuttgart, exposition du 9 juin au 31 août 1992.


44 J.-K. Schmidt et al., Art Can See, Les Levine Medienskulptur, Ostfildern-Ruit, éd. Cantz,
Galerie der Stadt Stuttgart, expo. 24 juin-31 août 1997.


45 Les Levine (commissaire/éd.), Printed Project, The Self Express, op. cit., p. 3.
« […] geographie is the mind. [… ] brought to mind James Joyce’s Ulysses in which the
reader is moved through the geographie of Dublin by Stephen Dedalus ».
Brigitte March Galerie, Stuttgart, exposition 21 nov-21 déc. 2003.